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PARCOURS 03 / UNE FRONTIÈRE VIVANTE

SÉPARER.
ÉCHANGER. COMMUNIQUER.

La membrane plasmique délimite la cellule. Très fine et souple, elle contrôle les échanges et reçoit des messages. Approchons-nous pour comprendre comment.

Explorer la membrane ↓

Une mosaïque fluide

1. Choisissez un composant · 2. Observez la zone éclairée · 3. Découvrez sa fonction

Coupe animée de la membrane plasmique d’une cellule animaleDeux couches de phospholipides entourent un cœur hydrophobe. Les protéines traversent la membrane, le cholestérol se glisse entre les lipides et les chaînes de sucres sont sur la face extérieure. Le cytosquelette se trouve du côté du cytoplasme.MILIEU EXTRACELLULAIRE · eauCYTOPLASME · eaucanalpomperécepteur

À OBSERVER

Coupe schématique animée, pas une image au microscope. Échelles, couleurs et mouvements sont adaptés à l’apprentissage. La membrane réelle mesure quelques nanomètres d’épaisseur ; les molécules s’agitent de façon désordonnée.

METTRE LA FRONTIÈRE À L’ÉPREUVE

Qui peut traverser ?

Choisissez un scénario. Le trajet s’anime dans la membrane ci-dessus.

↑ Revoir le trajet dans la membrane

COMPRENDRE L’ESSENTIEL

Une barrière qui travaille.

01

Pourquoi deux couches ?

Un phospholipide possède une tête hydrophile, en contact avec l’eau, et deux queues hydrophobes. Dans l’eau, les queues se regroupent à l’abri, tandis que les têtes restent exposées de chaque côté. Cette organisation forme une bicouche.

02

Pourquoi « fluide » ?

Beaucoup de lipides et de protéines peuvent se déplacer latéralement. Ils ne sont pas tous libres : certains sont attachés ou confinés. Le passage spontané d’un phospholipide d’une couche à l’autre est rare ; des enzymes peuvent le faciliter.

03

Pourquoi « sélective » ?

Le cœur hydrophobe laisse passer certaines petites molécules, mais freine fortement les ions et beaucoup de molécules polaires. Les protéines de transport offrent des chemins sélectifs. Un canal ne laisse pas passer n’importe quoi.

Diffusion et transport actif : quelle différence ?

Un transport passif suit un gradient et ne consomme pas directement d’ATP. Pour un soluté sans charge, le flux net va du milieu le plus concentré vers le moins concentré. Pour un ion, concentration et tension électrique comptent : c’est le gradient électrochimique. Les molécules bougent dans les deux sens, même à l’équilibre.

Un transport actif peut déplacer une substance contre son gradient. Une pompe peut utiliser directement l’énergie de l’ATP. D’autres transporteurs utilisent l’énergie du gradient d’un autre soluté : c’est le transport actif secondaire.

L’eau et l’osmose

L’osmose est le mouvement net de l’eau à travers une membrane sélectivement perméable. À pression égale, l’eau se déplace vers le côté où les solutés qui ne traversent pas sont les plus concentrés. Les aquaporines sont des canaux à eau ; l’eau peut aussi traverser plus lentement la bicouche. L’entrée ou la sortie d’eau peut modifier le volume de la cellule.

Et les grosses particules ?

La cellule peut entourer du matériel avec sa membrane pour former une vésicule interne : c’est l’endocytose. À l’inverse, une vésicule peut fusionner avec la membrane et libérer son contenu à l’extérieur : c’est l’exocytose. Ces mécanismes font intervenir une déformation de la membrane et des protéines.

Membrane, paroi et enveloppe nucléaire

Toutes les cellules ont une membrane plasmique. Une cellule végétale possède en plus une paroi rigide à l’extérieur. La paroi et la membrane ne sont donc pas la même chose. L’enveloppe du noyau comprend deux membranes ; chacune est elle-même une bicouche lipidique.

À VOUS DE JOUER

Vérifiez ce que vous avez compris.

Comprendre, puis partager.

Une ressource gratuite pour réviser la membrane plasmique au lycée.

La membrane cellulaire en animation